trotter - posté le 29/03/2012 à 23:58:14. (10979 messages postés) -
Citation:
A lire absolument si ce n'est pas déjà fait!!!
Fait gaffe, chez Werber il y a beaucoup d'erreurs et d'approximations.
Par exemple, "l'homme devient chauve car il prépare un retour à la mer", c'est faire une erreur grossière dans la compréhension de la théorie de l'évolution de Darwin.
J'en avais relevé d'autres, mais je ne m'en rappelle plus... j'en ai trouvé quelques unes sur internet :
Ce livre contient un assez grand nombre d'erreurs et de légendes urbaines. Les phénomènes scientifiques sont parfois mal compris par l'auteur et donnent généralement lieu à des interprétations métaphysiques qui n'ont aucun rapport avec la science. La recherche du spectaculaire et du mystérieux entraîne fréquemment des entorses à la rigueur. Voici un échantillon des erreurs manifestes sur les 50 premières pages du livre. Notez cependant l'aveu de Bernard Werber lui-même dans la préface (éd. J'ai lu, page 10) : Attention, cet ouvrage n'a aucune prétention scientifique, philosophique, politique ou gastronomique. C'est une accumulation de "petits machins qui traînent"., qui semble bien un avertissement quant à l'interprétation de son contenu. Bien entendu, cela ne dispense en rien de rétablir la vérité.
Propagation de rumeurs et propos non fondés :
L'article « Le peuple du rêve » propage un récit que les ethnologues ont depuis longtemps contredit. Ce récit avait rencontré un grand succès dans les années 60 et 70 et de nombreux para-psychologues s'en étaient inspiré, mais les études6 menées ces dernières décennies ont montré qu'une grande part de ces deux témoignages était fantaisiste.
L'article "Horoscope maya" traite du rôle de l'astrologie chez les Mayas. Rien n'étaye cette vision de la vie quotidienne maya, et au contraire il semble que l'astrologie liée aux calendriers mayas fut réservée à une élite et que le commun des mortels n'y eut pas accès. Contrairement aux dires de l'auteur, le Xe ne connut pas de massacre de masse où « quelques rescapés quittèrent les cités en flammes ». Les causes du déclin Maya sont mal connues, en particulier la raison pour laquelle la plupart des villes furent abandonnées intactes. Cette civilisation amorça un déclin soudain vers l'an 900, mais se prolongea encore plusieurs siècles.
L'article "Nombre d'or" affirme que celui-ci est garant de la solidité des bâtiments. Ce n'est absolument pas le cas, son utilisation architecturale ne répond qu'à des motivations esthétiques.
L'article sur la cité utopique Auroville présente une version imaginaire de la fin de la vie de Mère. L'idée que Mère aurait été enfermée vers la fin de sa vie par des personnes la déifiant et ayant été empoisonnée à l'arsenic est complètement farfelue et en phase avec aucun document historique. De nombreuses personnes encore vivantes à Auroville et ailleurs étaient présentes au début des années 70 pour assister à la fin de la vie de Mère.
Nous les Dieux :
Chapitre 43 : Mythologie : les Sirènes. Les articles du livre décrivant la mythologie grecque sont sensés s’inspirer d’Hésiode et de la Théogonie. Hésiode ne mentionne pas une seule fois les sirènes. Par ailleurs, d’après les Grecs au moins jusqu’à une époque très récente, les sirènes n’ont jamais été des êtres mi-femme, mi-poisson mais des être le plus souvent avec des corps d’oiseaux ou mi-femme, mi-oiseau, voire des femmes tout court. La première description écrite de sirènes avec un corps de poisson remonte au haut moyen-âge.
Chapitre 64 : les Qenites. Aucune source historique ou archéologique ne permet d’affirmer que ce peuple ait fondé Tyr et Sidon, qu’il soit à l’origine de la civilisation phénicienne ou encore qu’il soit le premier à avoir utilisé les fours à haute température. Ce qui est amusant, c’est que cet article a été recopié dans Wikipédia (à moins que ce ne soit le contraire).
Chapitre 68 : la hiérarchie chez les rats. L’expérience des rats, déjà citée, je crois, dans les Fourmis (et un peu différemment) semble largement arrangée par l’auteur. Une description de l’expérience faite par les chercheurs de Nancy laisse supposer que l’eau monte progressivement et que les rats se répartissent progressivement les rôles (en dehors de Bernard Werber, on ne trouve d’ailleurs aucune allusion au rôle de « souffre-douleur » décrit par ce dernier). Si l’expérience avait été faite avec deux cents rats (ce qui n’est que très peu vraisemblable étant donné le dispositif expérimental nécessaire), il aurait également fallu faire monter progressivement l’eau et ce n’est pas en une nuit que les rats auraient apporté une solution (sans parler des rats « crucifiés » !!).
Le Souffle des Dieux :
Chapitre 14 : Reine Sémiramis. Cette reine légendaire, mêlant vraisemblablement le souvenir de plusieurs personnes, est présentée comme historique par l’auteur, ce qui n’est pas bien grave. En revanche, les Assyriens sont présentés comme un peuple indo-européen (normal puisqu’ils sont « méchants » !).
Chapitre 57 : les Indo-européens. Je vous laisse juger la valeur historique de cet article concernant l’expansion indo-européenne.
Chapitre 59 : les hébraïco-phéniciens. Ici, l’auteur reprend le mythe selon lequel les Phéniciens auraient inventé la boussole, mythe que strictement rien ne peut attester, de même que leur fondation de Marseille, Syracuse ou Londres, sans parler de certaines étymologies qui sont des plus fantaisistes.
Chapitre 85 : Massada. Prétendre que les manuscrits de la mer morte sont issus de rescapés de Massada ne repose strictement sur rien.
Chapitre 87 : civilisation d’Harappa. On ne connaît pas grand-chose de la civilisation d’Harappa et de sa disparition. La reconstitution présentée dans cet article comme ayant été faite par des archéologues n’est qu’une interprétation de l’auteur, notamment les peuplades indo-européennes engagées comme main d’œuvre (et bien traitées !!) et qui auraient de l’intérieur massacré tous les pauvres et gentils harappiens.
Chapitre 111 : Histoire des chats. Les chats n’ont jamais été « systématiquement massacrés » au Moyen-âge, époque à laquelle les chats domestiques n’étaient pas si rares.
Erreurs factuelles simples :
L'article « Le peuple du rêve » comporte des erreurs factuelles : « Dans les années soixante-dix, deux ethnologues américains découvrirent au fin fond de la forêt de Malaisie une tribu primitive, les Senoïs ». En fait, le premier livre sur ce peuple fut publié en 1951 par Kilton Stewart qui les avait rencontrés en 1934 et 19381. Le second témoignage sur ce sujet provient de la psychologue Patricia Garfield qui a rencontré en 1972, dans l'hôpital où elle travaillait, des membres de cette tribu venus se faire soigner.
L'article "Paul Kamerer" se trompe sur l'orthographe du patronyme de Kammerer mais aussi sur le déroulement des événements qui mirent fin à sa carrière scientifique2.
L'article "Croisade des enfants" raconte qu'un « groupe d'enfants » quitta « le Saint Empire romain germanique » pour partir vers Jérusalem. « Tous parvinrent jusqu'à Marseille ». En fait, le consensus historique actuel parle de deux croisades distinctes, l'une française et l'autre germanique. Elles étaient composées de "petites gens", ce qui par une erreur de traduction a longtemps été transformé en un mythe de croisade composée d'enfants. La croisade germanique atteint Gênes alors que son homologue française arriva à Marseille. On estime généralement qu'un quart seulement des croisés partis d'Allemagne survécut au voyage, soit environ 7000 personnes.
L'article "Zombie" affirme décrire « le cycle de la grande douve du foie (Fasciola hepatica) » alors qu'il s'agit de la petite douve (Dicrocoelium dendriticum) qui elle seule utilise les fourmis comme vecteurs4.
L'article "Espagnols au Mexique" contient : « En septembre 1519, le roi aztèque Moctezuma partit à la rencontre de l'armée espagnole avec des chars jonchés de bijoux en guise d'offrande. Le soir même, il était assassiné. ». Or ce roi rencontra les espagnols en novembre 1519, collabora avec eux, et ne fut tué qu'en juillet 1520, probablement par des insurgés aztèques.
Je ne veux pas en rajouter mais l'expérience m'a montré que pratiquement aucun article ne résistait à un examen critique.
trotter - posté le 27/03/2012 à 12:54:59. (10979 messages postés) -
Sylvanor a dit:
Mais ça semble contredire le problème du droit de retrait et de repentir dont parlait Trotter, non? Comment les deux peuvent-ils précisément cohabiter?
J'ai l'impression que ça répond à cette question :
"Les droits propres des auteurs, tels qu'ils sont définis à l'article L. 121-1, ne peuvent être exercés par eux que sur l'oeuvre audiovisuelle achevée." (L121-5)
Par contre comment l'interpréter.... Le musicien peut exercer ses droit moraux d'auteurs non plus sur sa musique mais sur l'ensemble d'Aëdemphia ?
Citation:
Edit : quoique dans ton affaire la société avait apparemment des problèmes avec des musiques préexistantes non créées pour le jeu. Étant donné que ce genre d'affaire se traite apparemment vraiment au cas par cas, ça peut changer pas mal de choses...
Oui, alors il devrait faire un contrat comme expliqué là en précisant que c'est pour intégrer à l'oeuvre audiovisuelle qu'est Aëdemphia et ça devrait être pas mal.
trotter - posté le 27/03/2012 à 12:44:17. (10979 messages postés) -
Ah c'est cool ça. Mais un jeu vidéo est-il une oeuvre audiovisuelle ?
A priori ça semble bon, en 2009 ils ont dit ça :
http://www.sacd.fr/La-Cour-de-cassation-adopte-une-qualification-du-jeu-video-protectrice-des-auteurs.1297.0.html a dit:
Le principe ainsi affirmé par la haute juridiction peut en quelque sorte se résumer ainsi :
jeu vidéo = logiciel + œuvre(s) de l’esprit spécifiquement créée(s) pour le jeu (A) + le cas échéant œuvre(s) préexistante(s) intégrée(s) dans le jeu (B)
En 2007 ils avaient dit ça :
http://www.afjv.com/juridique/080422_qualification_juridique_jeux_video.htm a dit:
Juridiquement, le jeu vidéo n’est ni une œuvre audiovisuelle, ni un logiciel.
La Cour d’Appel se prononce dans le sens d’une intégration distincte sans fusion avec le produit « la musique ne se fond pas dans l’ensemble que constitue le jeu vidéo ». L’auteur collabore au jeu vidéo !
trotter - posté le 26/03/2012 à 23:30:28. (10979 messages postés) -
Citation:
Oui mais alors il doit tourner en ligne de commande pour ne pas que le pied de la page interrompe l'écouteur du serveur.
Je pensait à rafraichir la page, et à chaque rafraichissement on va récupérer la position des joueurs. J'aimerais bien tenter ça mais c'est vrai que question performances ça doit pas être top, 10 joueurs max...?
Mon objectif est donc de permettre d’évoluer RPG JS vers le MMORPG. Est ce possible ? Oui, en se basant sur APE. D’après les concepteurs d’APE, il est possible d’avoir plus de 100 000 joueurs simultanément. Evidemment, il faut que le serveur suive. C’est cependant à tester …
Bon, s'il utilise toujours ça, un serveur web suffira pas quoi.
trotter - posté le 26/03/2012 à 21:54:44. (10979 messages postés) -
C'est pareil je crois, l'auteur lui vend ses droits patrimoniaux (droits de reproduction et de représentation) mais il lui reste les droits moraux (qu'on peut pas enlever à l'auteur).
Sinon tu prends un auteur américain, parait qu'ils se torchent avec le droit d'auteur là bas.
trotter - posté le 26/03/2012 à 21:38:26. (10979 messages postés) -
Citation:
Ok donc s'il me cède les droits "patrimoniaux", ça devrait régler le problème?
S'il veut vraiment t’embêter, il ira au tribunal et utilisera ses droits moraux d'auteur qui sont inaliénables (peuvent pas être cédés) : droit de divulgation, droit au respect de son nom et de sa qualité, droit au respect de l’œuvre et surtout.... droit de retrait et de repentir.
Par contre j'ai pas trouvé une seule jurisprudence avec les droits de retrait et de repentir, ça doit être extrêmement rare.
Faut que le gars soit vraiment vénère quoi.
RAAAAAH JE LE HAIS JE VAIS UTILISER MES DROITS MORAUX DE REPENTIR !
C'est vrai, mais je ne vois pas pourquoi le droit français (droit moral) ne s'appliquerait pas.
Citation:
Ne peut-il pas te désigner contractuellement comme co-producteur des oeuvres crées, possédant au même titre que lui les droits d'auteur? Plutôt que cession, on parlerait de partage, j'ignore si ça existe.
(au lieu de simplement céder des droits d'exploitation sur lesquels il peut se repentir)
Ça peut paraître extrême mais je ne vois pas vraiment comment faire autrement si on suit les propos de trotter.
Je crois que tu veux dire "co-auteur", moi aussi ça me parait pas mal m'enfin les musiciens pour le coup seraient peut être pas d'accord.
Et puis si ça passe en jugement ça risque pas de trancher en faveur de Sylvanor a moins qu'il soit convainquant quand à son implication dans la création de la musique :
Article L113-3 a dit:
L'oeuvre de collaboration est la propriété commune des coauteurs.
Les coauteurs doivent exercer leurs droits d'un commun accord.
En cas de désaccord, il appartient à la juridiction civile de statuer.
Sylvanor a dit:
il céderait une licence d'utilisation (ce qu'on appelle une cession de de droits?)
Oui, à priori c'est ça, on cède les droits patrimoniaux :
"[Les droits patrimoniaux] sont cessibles aux tiers, à titre gratuit ou onéreux."
"Les droits de reproduction et de représentation peuvent être cédés à des tiers à titre gratuit ou onéreux." (Explication de comment les céder)
Contrairement au droit moral qu'on peut pas céder :
"il s’agit d’un droit inaliénable qui ne peut donc faire l’objet d’aucune cession."
trotter - posté le 26/03/2012 à 20:02:00. (10979 messages postés) -
Citation:
Il s'agit d'être tranquille, d'avoir une sécurité pour que le projet ne tombe pas en ruine si le mec décide un matin qu'à la place il va déclarer les musiques chez machin et exiger qu'elles soient retirées de ton projet.
(Mais bon, c'est terminé, avec ton auteur SACEMien)
Sylvanor a dit:
Ce serait le même principe que les musiques qu'on trouve sur les sites royalty-free, tu payes pour une licence. Et à priori personne peut te l'annuler (sauf peut-être si tu fais un truc non autorisé par la licence).
C'est des sites américains si je ne m'abuse, et le droit de repentir une spécificité du droit français apparemment.
trotter - posté le 26/03/2012 à 19:32:27. (10979 messages postés) -
Citation:
En effet, il semblerait que le compositeur ait le droit de retirer ses créations.
Comme nous sommes dans un esprit de gratuité, c'est là que la question se pose : comment pouvons-nous nous défendre contre cela ?
La question est presque "Comment contraindre un bénévole à respecter son engagement même s'il change d'avis", c'est assez osé mais c'est intéressant, je me demande si un bénévole peut avoir des obligations...
Citation:
Legifrance La situation de bénévole s'apprécie en particulier au regard de l'absence de rémunération ou d'indemnisation et de l'inexistence d'un quelconque lien de subordination entre le bénévole et l'association.
http://www.actes6.com/social/s_benevoles.htm a dit:
Un bénévole n'est soumis à aucune subordination juridique. Sa participation est volontaire : il est toujours libre d'y mettre un terme sans procédure ni dédommagement.
Bon, on dirait que non.
POUR LA FORME (la question initiale de Sylvanor) :
La transmission des droits de l'auteur est subordonnée à la condition que chacun des droits cédés fasse l'objet d'une mention distincte dans l'acte de cession et que le domaine d'exploitation des droits cédés soit délimité quant à son étendue et à sa destination, quant au lieu et quant à la durée.
Lorsque des circonstances spéciales l'exigent, le contrat peut être valablement conclu par échange de télégrammes, à condition que le domaine d'exploitation des droits cédés soit délimité conformément aux termes du premier alinéa du présent article.
Les cessions portant sur les droits d'adaptation audiovisuelle doivent faire l'objet d'un contrat écrit sur un document distinct du contrat relatif à l'édition proprement dite de l'oeuvre imprimée.
Le bénéficiaire de la cession s'engage par ce contrat à rechercher une exploitation du droit cédé conformément aux usages de la profession et à verser à l'auteur, en cas d'adaptation, une rémunération proportionnelle aux recettes perçues.
trotter - posté le 26/03/2012 à 18:20:15. (10979 messages postés) -
Je me demande s'il y a besoin de beaucoup. Un simple serveur supportant php ne ferait-il pas l'affaire ? Il "suffit" d'une BDD stockant l'ID de la carte et les X et Y du joueur. Un peu comme nainwak ou kraland, sauf que la page est actualisée en temps réel (toutes les demi-secondes ?).
trotter - posté le 26/03/2012 à 17:56:58. (10979 messages postés) -
C'est pas mauvais si on aime les super pouvoirs, les tests sont sympa (ils passent genre 60% du film à tester leurs pouvoirs et 30% de baston), les images de vol sont cools. L'histoire est pas très intéressante mais mais mais il parait que c'est une super métaphore très profonde.
trotter - posté le 26/03/2012 à 13:14:16. (10979 messages postés) -
Citation:
Edit: dans tous les cas, voilà pourquoi je voudrais qu'un type spécialisé dans le droit s'en occupe.
Ca évitera de débattre et supposer sans savoir réellement de quoi on parle
Bah va sur un forum spécialisé. Après le droit c'est un peu flexible, ton avocat va toujours te dire "Peuh peuh hahaha, c'est du gateau lol, vous avez déjà gagné"... soit exactement ce que va dire l'avocat adverse. C'est pas pour rien qu'on peut faire appel.
Citation:
d'écrire des bêtises.
Moi j'ai toujours lu que le droit d'auteur est inaliénable (Il est perpétuel, inaliénable et imprescriptible. L121-1). Comme j'aime pas parler dans le vide je t'ai sorti un bouquin et je t'ai recopié mes cours
Code de la propriété intellectuelle :
L'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous.
Wiki :
L’auteur dispose du droit exclusif d’exploiter son œuvre sous quelque forme que ce soit et d’en tirer un profit pécuniaire CPI 5. Une des spécificités du droit français est qu'il accorde un droit de repentir à l’auteur, qui lui permet de reprendre une œuvre déjà divulguée. Ce droit peut être exercé librement sous réserve d'indemniser le propriétaire de l’œuvre.
Article L121-4 :
Nonobstant la cession de son droit d'exploitation, l'auteur, même postérieurement à la publication de son oeuvre, jouit d'un droit de repentir ou de retrait vis-à-vis du cessionnaire. Il ne peut toutefois exercer ce droit qu'à charge d'indemniser préalablement le cessionnaire du préjudice que ce repentir ou ce retrait peut lui causer. Lorsque, postérieurement à l'exercice de son droit de repentir ou de retrait, l'auteur décide de faire publier son oeuvre, il est tenu d'offrir par priorité ses droits d'exploitation au cessionnaire qu'il avait originairement choisi et aux conditions originairement déterminées.
Et puis je comprends peut-être mal mais je crois que ce droit s'exerce si l'auteur veut que sa musique disparaisse complètement de la circulation. Pas s'il veut juste en priver le truc qui l'accompagne (le livre parle bien de "désavouer").
Donc c'est rarement dans l'intérêt de l'auteur je suppose.
S'il se met soudain à te détester sans raison, par exemple ?
trotter - posté le 26/03/2012 à 12:46:07. (10979 messages postés) -
Et au niveau de la forme j'ai pas eu beaucoup de cours de droit mais soulelink me semble avoir raison. Tu devrais peut être demander sur un forum plus spécialisé.
Un extrait de mon cours :
"Pas de forme exigée. on peut faire des contrats gestuels (enchères), oraux, électroniques. Contrat tacite : on garde le silence dans un moment synonyme d'accord (quand on rentre dans un bus).
Liberté du negotium, liberté de déterminer le contenu du contrat en respectant l'Article 6 du code civil (On ne peut déroger, par des conventions particulières, aux lois qui intéressent l'ordre public et les bonnes moeurs)."
le « negotium » qui correspond à la substance de l'accord des parties.
l'« instrumentum », support de cet accord ayant également valeur de preuve en cas de litige.
En principe, seul le negotium est essentiel à la validité du contrat, l'instrumentum ne constituant qu'un gage de sécurité juridique, et s'il s'agit généralement d'un écrit (matériel ou numérique), il peut se réduire à un accord oral, ou même à une attitude (ex : la seule transmission des clés d'une voiture peut conclure un prêt de véhicule). Parfois, la loi peut imposer cette sécurité en exigeant un écrit ou un acte authentique.
Ca veut dire quoi ? Tu mets ce que tu veux dans le contrat, sauf si ça va contre la loi française.
Les droits d'auteurs aux USA et en France sont très différents, fait attention à ça.
trotter - posté le 26/03/2012 à 11:25:34. (10979 messages postés) -
Gaetz a dit:
Un visage de mec ? Ca me semble pas flagrant. Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
Le visage carré de profil, le gros nez, la grosse machoire, les sourcils épais. Mais c'est pas grave, ça change des bimbos de porcelaine, c'est très bien.
"Vas-y j'ai pas un visage de mec kessta tu veux te battre ?"
trotter - posté le 22/03/2012 à 23:15:44. (10979 messages postés) -
Citation:
Pire, il est outré, me fout en tôle, limite se moque de la criminelle que je suis... mais quand je sors de prison et le recroise dehors, il est tout calin genre il ne s'est rien passé.
Ah alors ça c'est pas bon, je corrige, merci. Je vais baisser son amour pour nous au maximum une fois en prison, ça va le faire.
Citation:
C'est toujours cette histoire de cause-conséquence. Tu crées un monde où le joueur est très libre, donc il peut faire des taaaaaas de choses.
Oui, et il y a des taaaaas de choses que le joueur le verra jamais, mais bon, c'est pas grave.
trotter - posté le 22/03/2012 à 22:20:17. (10979 messages postés) -
Citation:
En fait trotter, ce qui rend ton jeu trop "insulte hardcore sale pas bien" dans les dialogues, c'est que dans des dialogues à choix très multiples, on démarre dès le début par "attaquer, voler ou parler" ( donc déjà deux trucs pas bien sur trois) et une fois cliqué sur parler, on a direct la possibilité de balancer un truc bien vilain (pisser dans la bouche, etc )
C'est vrai. C'est un truc qu'on m'a déjà reproché.
Une solution serait qu'on puisse choisir son mode d'interaction avec la touche entrée dans le menu.
L'avantage du système actuel c'est que c'est le plus simple pour les débutants. Dans Divine Divinity il y avait un mode agressif aussi et je passais mon temps à me gourer entre attaquer et parler. En outre j'aime bien mettre sur le même plan "parler, attaquer, voler", comme si c'était des choses aussi naturelles à faire les unes que les autres.
Peut être que je vais mettre une option dans le menu pour les joueurs plus expérimentés.
"Utiliser la touche entrée pour parler voler ou attaquer ?"
Citation:
on accède plus facilement aux choix méchants agressifs que gentils, et du coup ça donne à ton jeu un côté très provocateur ^^°
Les choix neutres (ou gentils) sont toujours les premiers choix. Si tu fait matraques ta touche entrée, tu es sûr de ne jamais dire de connerie par erreur.
Citation:
En revanche, pour avoir une info valable, il faut "parler" puis "de tout et de rien" puis enfin la bonne info, et encore souvent y a encore deux ou trois menus avant.
Pour avoir des infos, il y a un menu spécial avec lequel tu peux demander du travail, t'informer sur un lieu ou identifier une plante.
Citation:
Monter son karma, une valeur invisible... c'est pas passionnant, du moins pas si on nous indique pas "vos bonnes actions vous ont fait gagner 3 points de karma, youplaboum ! "
C'est pas ce genre de jeu. La femme ne va peut être pas parler à son mari tout de suite, et si elle le fait, elle ne mentionnera peut être pas le joueur, et si elle le fait, le mari prendra peut être mal qu'on se mêle de ses affaires comme ça (parce qu'il nous a jamais dit d'aller parler de ses confessions à sa femme, après tout).
Je veux pas bonne action=>récompense.
De la même manière, le vieux ne donnera pas de récompense quand on lui ramène le lapin qu'on lui demande.
Citation:
Bref, voila, dans un monde ouvert le joueur aime faire n'importe quoi oui, mais surtout il aime voir que ça a eu des répercussions : si je couche avec le garde, je veux pouvoir l'épuiser au lit et en profiter pour aller piller les maisons. Si j'aide le barman avec sa femme, je veux qu'en échange il me trouve du travail, etc
Le garde ne t'arrête pas pour un vol raté si tu sors avec lui ou si tu es très aimé (vu que c'est ta parole contre celle du mec soi-disant volé).
Si tu te promènes à poil quand tu sors avec lui, il a une réaction spéciale aussi (soit il te largue, soit t'offres un habit).
Par contre si tu assassines quelqu'un ou que tu voles sous ses yeux, il me semble logique qu'il réagisse sans tenir compte de ses sentiments, enfin, après, ça dépend des gens, lui il est pas vraiment amoureux transi.
trotter - posté le 22/03/2012 à 17:33:56. (10979 messages postés) -
Merci d'avoir testé si longtemps.
A quel moment tu aurais voulu un dialogue en plus ? Et quel dialogue ?
Pour le reste de tes remarques, bah, ça reste un prototype pour mettre en place toute la partie technique, il n'y a pas vraiment d'histoires. La démo, version "joueur", devrait être disponible en 2014.
Merci pour les bugs, ils ont déjà été signalés, ça sera corrigé dans la prochaine version, qui sortira pas avant 3 mois minimum (j'ai arrêté de travailler sur le jeu, je bosse sur totalement autre chose).
trotter - posté le 22/03/2012 à 15:09:47. (10979 messages postés) -
Ca va venir (pour le joueur et les PNJ).
Pour l'instant on peut avoir une longue relation avec un gars, au bout de quelques mois il veut se marier, mais c'est pas programmé encore. La longue relation est pas très poussées non plus, il s'inquiète juste si on est absent, on peut coucher avec, manger avec, demander de l'argent... Je voudrais mettre des vrais problèmes de couples (faire des concessions, savoir dire non à certaines choses, jalousie, faire attention aux envies de l'autre, etc...).
trotter - posté le 22/03/2012 à 13:30:14. (10979 messages postés) -
C'est tout à fait possible que tu aies raison.
Heureusement, le jeu est plutôt amusant à créer et je ne cherches pas à gagner de l'argent avec, donc ce n'est pas vraiment un problème.
trotter - posté le 22/03/2012 à 12:27:23. (10979 messages postés) -
Blague à part Arlexin, les trucs à convoiter ça sera au joueur de décider : devenir un guerrier imbattable, devenir super riche, entrer dans une des factions pour renverser le pouvoir, venger la mort de quelqu'un, séduire un max de fille possible, ou juste se marier, protéger sa famille, élever son gosse...
Je vais essayer de mettre plusieurs petites histoires différentes, plusieurs problématiques à résoudre selon ce qu'on joue.